Tobias Smollett et le bagne de Villefranche

 

 

 

   Quand les galères de Villefranche servaient de bagne

Le regard de Tobias Smollett

 

Pour citer : Michel Bottin, « Quand les galères de Villefranche servaient de bagne. Le regard de Tobias Smollett », in Nice Historique 2018, pp. 237-243.

 

 

Les puissances méditerranéennes ont utilisé des galères pour leurs besoins militaires jusqu’au XVIIIe siècle et parfois au-delà. Celles-ci sont considérés jusqu’à cette époque comme les fleurons des escadres de combat. Ces bâtiments sont couteux et fragiles, mais le poste le plus délicat est celui de la gestion des chiourmes. C’est la préoccupation constante de tous les commandants. La galère n’est opérationnelle que si les rameurs sont au complet et en bonne forme physique. C’est par la voie pénale, celle de la condamnation aux galères, que la plus grande partie du flux nécessaire de galériens est assuré. Ainsi ont pratiqué depuis le moyen âge les princes de la Maison de Savoie. Leurs galères, amarrées à Villefranche, servent de bagne pour les condamnés. Les archives administratives de l’époque donnent une idée de cette organisation pénitentiaire : coût, surveillance, alimentation, etc. Mais le document qui illustre de la manière la plus vivante cette pratique est sans doute une lettre de l’écrivain écossais Tobias Smollett écrite à un de ses correspondants britanniques au mois de janvier 1764.

On ne présente plus les « Lettres de Nice sur Nice » de Smollett[1]. Ecrites lors de son séjour de plus d’un an à Nice, elles sont une mine de renseignements et d’images sur la société locale. Le regard de l’auteur est incisif, souvent critique parfois acerbe ou grincheux mais toujours plein d’humour. Ces lettres sont un témoignage irremplaçable sur la vie de Nice au milieu du XVIIIe siècle. Le tableau est souvent peint sans concession et la critique des mœurs locales est un fil conducteur de ces lettres. Il les oppose volontiers à la beauté des paysages et à la douceur du climat[2]. La lettre qu’il adresse à son correspondant le 20 janvier 1764 sur Villefranche illustre à merveille ce mode de présentation : un pays béni des dieux mais des pratiques d’un autre temps. Il veut ici parler des galères amarrées dans le port, armements qu’il considère comme militairement obsolètes et dont on se sert de bagne dans des conditions qui heurtent le bon sens et l’humanité.

 

Les deux galères dont il est question dans cette lettre sont d’un modèle courant en Méditerranée au XVIIIe siècle : 50 mètres de long, sept de large, deux mètres de tirant d’eau, très basses sur l’eau, un canon à l’avant, une demi-douzaine de pièces d’artillerie. La galère est munie d’un ou deux mats et de plusieurs voiles latines mais ce qui fait sa puissance et sa manœuvrabilité c’est sa chiourme. Les galériens, au nombre de 200 sont assis par quatre sur 25 bancs de chaque côté. A cela on doit ajouter les marins, les sous-officiers et les officiers. Enfin, mais Smollett n’en parle pas parce qu’il n’a pas vu la galère en opération militaire, plusieurs dizaines de soldat spécialisés dans l’abordage et le débarquement[3]. Soit au total plus de 300 hommes sur 300 m² ! [4]

Quoiqu’en disent ses détracteurs, le bâtiment est redoutable, particulièrement par temps calme. Les progrès de l’artillerie et de la marine à voile ont toutefois favorisé la critique. La France a ainsi abandonné ce type d’armement en 1748. Smollett reprend toutes ces critiques et recommande leur remplacement par des bâtiments à voiles … britanniques autant que possible. L’opération est d’ailleurs en cours au moment où il écrit cette lettre[5]. Il consacre tout un passage à l’arrivée de deux navires britanniques achetés par le royaume de Sardaigne et à leur mise en œuvre[6]. Il donne une série de conseils tant sur l’emploi des matelots que sur le commandement assuré par des officiers britanniques. Toutes ces réflexions s’inscrivent, comme en filigrane, dans le contexte de l’alliance que pratiquent l’Angleterre et la Maison de Savoie depuis la guerre de la Ligue d’Augsbourg à la fin du XVIIe siècle. Les arrières-pensées de Smollett affleurent au long de la lettre ; ces galères affaiblissent indirectement la puissance britannique. On gagnerait à les remplacer par des bâtiments à voiles. La marine sarde emploiera toutefois des galères jusqu’au début du XIXe siècle, particulièrement sur les côtes sardes où elles apparaissent comme un moyen très efficace de défense contre les incursions barbaresques[7].

Smollett visite Villefranche en hiver, à une époque où les galères ne naviguent pas. Il y trouve deux bâtiments et décrit avec beaucoup de couleur et d’humour celui qu’il visite. Sa description des rameurs est particulièrement contrastée : d’un côté les pénibilités, parfois extrêmes, d’une vie sans aucune commodité de l’autre la sociabilité, parfois festive, d’un groupe qui trouve dans la bonne humeur un moyen de survie. Car ces galériens vivent et dorment sur leur galère ! Et on ajoutera, pendant toute l’année, puisqu’il n’y a pas de bâtiment à terre pour les accueillir lorsque la galère n’est pas en opération. A l’époque où écrit Smollett, il n’y en effet a pas de vrai bagne à Villefranche. Ce n’est qu’en 1767 que l’administration engagera la construction un grand bâtiment à proximité de la darse pour abriter les galériens. Terminé en 1769 cet « hôpital » comprend un étage composé de trois galeries et un rez de chaussée destiné au service des nouvelles frégates[8].

Smollett distingue parmi les galériens les forçats et les prisonniers de guerre. Il n’en donne pas la proportion mais on peut penser qu’il y a une majorité de forçats, 150 environ. Au début du XVIIe siècle on comptait entre la moitié et un tiers de prisonniers -« schiavi »- sur chaque bâtiment ainsi qu’une proportion non négligeable de volontaires -« buonevoglie »-[9]. Smollett ne nous renseigne pas sur ce point. Ses considérations politiques sur la présence de Maures et de Turcs sont celles d’un britannique qui juge la politique des puissance méditerranéennes catholiques mais aussi le jeu de l’Angleterre qui préfère ce statu quo qui lui profite plutôt qu’une clarification de ces relations avec les puissances barbaresques.

Smollett insiste sur le fait qu’on emploie mal ces bagnards. Certains font des petits travaux pour des particuliers, d’autres sont employés comme portefaix au nouveau port de Nice, mais à son avis on pourrait mieux les employer car ils sont oisifs une grande partie de l’année, par exemple pour améliorer la route de Villefranche à Nice qu’il juge particulièrement incommode. On notera que Smollet ne mentionne pas l’emploi de bagnards pour le creusement du nouveau port de Nice[10].

 

Nice, le 20 janvier 1764

 

La lettre commence par une description générale de Villefranche, de sa rade, du port, des fortifications et termine par celle de la darse, port des galères.

 

« […] A gauche du fort est le bassin des galères avec une espèce de dock pour les construire et les réparer. Ce bassin a une jetée en belle pierre où sont amarrées par l’arrière, en parfaite sécurité, deux galères de S. M. Sarde. Je suis monté à bord d’un de ces navires et j’y ai vu environ deux cents misérables enchaînés aux bancs sur lesquels ils sont assis pour ramer quand la galère est en mer. C’est une vue qu’un Anglais, sensible aux bienfaits dont il jouit, ne peut supporter sans horreur et compassion. Cependant, si l’on raisonne de sang-froid, il faut reconnaître la justice et même l’habilité d’une mesure qui consiste à employer pour le service du public des malfaiteurs qui ont forfait leurs droits aux privilèges de la communauté ».

« Parmi les galériens de Villefranche se trouve un comte piémontais condamné aux galères à perpétuité pour fabrication de fausse monnaie. Il lui est permis de vivre à terre où il gagne de l’argent par la vente des bas qu’il fait tricoter aux galériens et qu’il vend ensuite. Il porte toujours un costume turc et est en train de refaire une fortune plus honnête que celle qu’il a perdue ».

« C’est une grande pitié, toutefois, et un outrage manifeste aux lois de nations et à celles de l’humanité, de mêler à ces bandits les prisonniers de guerre maures et turcs. Le fait que les prisonniers de guerre chrétiens sont traités tout aussi cruellement à Alger et à Tunis ne justifie nullement cette pratique de barbarie. Ce serait l’honneur de la chrétienté donner aux Turcs un exemple de générosité ; et si les Turcs ne le suivent pas, de réunir les forces navales des nations chrétiennes et d’extirper ces nids de pirates qui infestent depuis si longtemps la Méditerranée. Assurément, rien ne serait plus honteux que les traités conclus par la France et des puissance maritimes avec ces barbares. Elles les fournissent d’artillerie, d’armes et de munitions pour attaquer leurs voisins. Même sous couleur de présents, elles leurs payent une sorte de tribut, et souvent elles acceptent avec soumission des insultes pour sauvegarder quelques petits avantages commerciaux. Les puissances savent que l’Espagne, la Sardaigne et presque tous les Etats catholiques de la Méditerranée, de l’Adriatique et du Levant, sont perpétuellement en guerre avec ces mahométans ; elles savent qu’aussi longtemps qu’Alger, Tunis et Salé lanceront leurs corsaires, ces Etats chrétiens ne voudront pas courir le risque de commercer dans leurs propres eaux mais préfèreront utiliser le fret des puissances maritimes qui ne sont pas en guerre avec les infidèles. C’est pour tirer parti de cet avantage que nous entretenons de bonnes relations avec les Etats-pirates de Barbarie et que nous nous abaissons jusqu’à leur acheter des laisser-passer, reconnaissant ainsi qu’ils sont les maîtres de la Méditerranée ».

« Les galères sardes sont pourvues de vingt-cinq paires de rames ; elles ont six canons de six livres de chaque bord et une grosse pièce pointée en avant ; autant que j’ai pu en juger, cette pièce ne peut pas tirer dans l’axe sans démolir le gaillard d’avant ».

« L’installation des officiers est misérable. Il y a une méchante cabine à l’arrière pour le commandant, mais tous les officiers couchent au-dessous des galériens dans un réduit où ils n’ont ni air, ni lumière, ni tranquillité ; ils sont à demi suffoqués par la chaleur, torturés par les puces, les punaises et les poux et incommodés par un bruit incessant ».

Les galériens couchent sur les bancs nus, sans autre protection qu’une tente. Ceci toutefois n’est pas un désagrément très sévère dans un pays où il n’y a pour ainsi dire pas d’hiver. Comme nourriture, ils ont une très petite quantité de pain et environ quatorze fèves par jour ; deux fois par semaine, un peu de riz ou de fromage ; mais la plupart d’entre eux, quand ils sont au port, tricotent des bas et font quelque sorte de travail qui leur permet d’améliorer leur misérable ordinaire ».

« Lorsqu’il leur arrive d’être en mer par mauvais temps, leur sort est vraiment déplorable. Chaque lame brise sur le pont et non seulement les trempe jusqu’aux os mais arrive avec une telle puissance qu’ils sont projetés contre les bancs, brisant parfois leurs membres et parfois brisant même leur crâne ».

« On dit qu’il est impossible d’assujettir à une règle une pareille réunion de désespérés sans exercer des rigueurs qui choquent l’humanité. De même il est impossible d’obtenir une entière propreté dans un milieu où sont accumulés des misérables privés de tout ce qui est utile, même nécessaire à l’existence. Ils sont forcés de se nettoyer et de se baigner dans la mer deux fois par semaine ; mais malgré les précautions ils sont couverts de vermine et le navire exhale l’odeur d’un hôpital ou d’une prison pleine ».

« Les galériens, cependant, paraissent tout à fait insensibles à leur misère ; comme beaucoup de forçats de Newgate, ils chantent, rient, jurent et s’enivrent quand ils le peuvent. Lorsque vous montez à bord par l’arrière, un orchestre composé de galériens vous régale d’un air de musique ; on attend de vous une gratification. En vous avançant vers la proue, prenez garde à vos poches ; vous serez abordé par un galérien muni d’une brosse et d’une boite à cirage qui s’offrira à lustrer vos bottes, et si vous vous prêtez à cette opération, il y a dix à parier contre un que vous serez soulagé du contenu de vos poches. Si vous déclinez ses services et l’écartez, vous deviendrez l’hôte d’une colonie de vermine que ces gaillards font passer sur les visiteurs avec une dextérité remarquable ».

« Quelques-uns des prisonniers turcs, ceux dont on attend la rançon ou l’échange, sont autorisés à aller à terre sous la surveillance de gardiens. Ceux d’entre les forçats qui touchent au terme de leur pénalité sont employés à des travaux publics sous la garde de soldats ; au port de Nice, les capitaines marins les louent pour faire du lest et une partie du gain leur appartient en propre ; le reste va au roi. Ceux-ci se distinguent par un seul fer à l’une de leurs jambes ».

« La route de Nice à Villefranche est tout juste praticable à dos de cheval ; cela est d’autant plus extraordinaire que ces galériens, en deux ou trois mois, pourraient la rendre parfaitement carrossable, sans qu’il n’en coûtât rien au roi, car les galériens sont oisifs la plupart du temps ».

« Les galères ne prennent la mer qu’en été ; quand la mer est mauvaise elles ne sont en sécurité que dans le port. A dire vrai, elles ne sont bonnes à rien en dehors d’un calme plat ; dans ces conditions, et à force de rames, elles font bonne route ».

« Le roi de Sardaigne se rend si bien compte de leur inutilité qu’il entend les laisser pourrir et qu’il a acheté en Angleterre, pour les remplacer, deux frégates, l’une de cinquante et l’autre de trente canons, qui sont en ce moment dans la rade de Villefranche. Il s’est également assuré les services d’un officier anglais, M. A …[11], qui est commandant en second de l’une des frégates avec le titre de capitaine « consulteur », c’est-à-dire instructeur du commandant en chef, le marquis de M … i[12], qui s’entend en art nautique comme moi en arabe[13] ».

« Le roi dit-on, a l’intention d’acheter encore deux ou trois frégates, ce qui fera de lui un adversaire redoutable des corsaires de Barbarie à la condition qu’il ait des équipages bien entraînés ; mais cela ne sera jamais, à moins qu’il ne s’assure des services de l’étranger aussi bien en fait de matelots que d’officiers, car son territoire ne fournit ni les uns ni les autres pour le moment. S’il est réellement décidé à tirer parti de la situation maritime et de son alliance avec la Grande-Bretagne, il devrait équiper ses navires avec des matelots anglais et placer un commandant anglais à la tête de sa flotte. Il devrait aussi construire des magasins et des docks à Villefranche ou tout au moins des plages ou des quais pour abattre en carène ; tout cela devrait se faire sous la direction des Anglais qui sont les plus experts en matière navale. Sans aucun doute, il ne pourra obtenir le concours d’étrangers sans de généreux appointements et ces engagements donneront ombrage à ses sujets ; mais quand il s’agit de constituer une puissance maritime, ces considérations devraient céder le pas à l’intérêt public. Rien n’est plus absurde et déraisonnable que les murmures des officiers piémontais qui se voient préférer des étrangers, lesquels pourtant font ce qu’ils sont incapables de faire eux-mêmes pour le bien de leur pays […] ».

 

La lettre se poursuit par une série de conseils pour assurer une bonne entente entre les officiers sardes et britanniques ; Smollett rappelle en particulier les problèmes que le général Paterson, officier britannique engagé par le roi de Sardaigne, a pu rencontrer dans son commandement[14]. La lettre se termine par une page de considérations historiques.

 



[1] Tobias Smollet, Lettres de Nice sur Nice et ses environs, (1763-1765), traduites et précédées d’un aperçu biographique per le Docteur Ed. Pilatte, Nice, 1919, pp. 46-51. Ces lettres sont extraites de Travels through France and Italy in two volumes containing observations on character, customs, religion, government, police, commerce, art and antiquities with a particular description of the town, territory and climate of Nice. To which is added a register of the weather kept during a residence of eighteen months in that city, Dublin, 1766. L’ouvrage traduit per le Docteur Pilatte a été réédité, accompagné d’une traduction du Register of the weather, en 1992 par les Editions TAC.

[2] Sur ce « mal aimé » des Niçois, le regard d’Alex Benvenuto, Nice 1765. Dau temp que Berta filava. Les tribulations de Tobias Smollett, bastian countrari écossais, Nice, Editions Serre, 2015.

[3] Les soldats de la « Marina » dont une unité est stationnée à Villefranche. Sur la personnalité la plus célèbre de la Marina, Michel Bottin, « Le général Gaëtan De May, corsaire du Reale Marina 1757-1827 », in Actes du Colloque Destins niçois, Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine, Université de Nice, 1996. Cahiers de la Méditerranée, Nice, 1997, pp. 1-6.

[4] Sur les galères en général et plus particulièrement les galères de Savoie, Michel Bottin, « Les galères de Savoie au XVIe siècle », in Archeologia, n° 1145, août 1980, pp. 28-33 ; « La politique navale de la Maison de Savoie. 1560-1637 », in Nice Historique, 1999, pp. 12-23 ; « La gestion des galères de Savoie. Aspects administratifs et comptables, 1560-1637 », communication dans le cadre du Colloque Les comptes publics : enjeux, techniques, modèles, 1500-1850, Université de Paris Ouest, Nanterre, coord. Marie-Laure Legay, juin 2010, publiée in Comptabilité(s). Revue d’histoire des comptabilités, 3/2012

[5] « La riforma delle galere », c’est-à-dire leur suppression, est mise en œuvre dans tous les Etats d’Italie dans les années 1760. En pratique un certain nombre de galères restent en fonction aux côtés des nouveaux bâtiments à voile, Pierangelo Manuele, Il Piemonte sul mare. La marina sabauda dal Medioevo all’Unita d’Italià, Borgo s. Damazzo, 1997, pp. 82 sq.

[6] Arrivée au mois de septembre 1763 de la frégate « Hermione », rebaptisée « San Vittorio ». L’équipage anglais repart ; le lieutenant de vaisseau Atkins reste comme commandant en second, la frégate étant commandée par Alii Maccarani.. En mars 1764, arrive le vaisseau « Ascension », rebaptisé « San Carlo », commandé par le lieutenant Witwood qui retourne en Angleterre. En 1765, avec l’arrivée de matelots anglais, la situation est la suivante : « San Carlo », commandant Atkins, second le chevalier de Castelvecchio ; « San Vittorio », commandant Haviland, second le chevalier de Foncenex, Pierangelo Manuele, Il Piemonte sul mare, op. cit., pp.85-86.

[7] Il s’agit de « mezze galere » dont les deux premières furent achetées en 1782 à Naples, Pierangelo Manuele, Il Piemonte sul mare, op. cit., p. 90.

[8] Archivio di Stato di Torino, carte topografiche, serie III, Villafranca, mazzo 1.

[9] Bottin, « Les galères de Savoie », op.cit.

[10] Marc Ortolani, « Le bagne du port de Nice », in Le port de Nice des origines à nos jours, Chambre de Commerce et d’Industrie de Nice Côte d’Azur et Acadèmia Nissarda, 2004, pp. 208-211. Cette pratique semble ne pas être sécurisée. Noter ces instances faites auprès de l’Amirauté britannique pour qu’elle donne l’ordre aux capitaines anglais de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour prévenir les évasions à leur bord d’esclaves et de forçats employés aux travaux du port de Nice, Archives des Alpes-Maritimes, Città e contado di Nizza, Porto Villafranca, ad., mazzo 2, liasse 32, 1768.

[11] Lieutenant de vaisseau sur la frégate « San Vittorio ».

[12] Claude Marie Alli Maccarani, d’une famille patricienne romaine établie à Nice au début du XVIIIe siècle, Henri Costamagna, dans Les Niçois dans l’histoire, dir. Michel Derlange, Toulouse, ed. Privat, 1988.

[13] Le marquis perdra effectivement son commandement au profit d’Atkins l’année suivante, Pierangelo Manuele, Il Piemonte sul mare, op. cit., p. 90.

[14] Paterson est à cette époque commandant de la Ville et du Comté de Nice, Archives des Alpes-Maritimes, Città e contado di Nizza, Porto Villafranca., mazzo 6, liasse 11.

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